Le calcaire

Le calcaire est naturellement présent dans l’eau. Sa présence en petite ou grande quantité dépend de la nature des terrains traversés. Plus une eau est calcaire, plus elle est riche en calcium et en magnésium, minéraux indispensables à l’homme.

Mais quand il est trop présent dans l’eau du robinet, le calcaire devient une source de désagréments pour les consommateurs à tous les niveaux : vie quotidienne, consommation d’eau et budget.

Une eau trop calcaire entraîne une usure prématurée des équipements, l’achat coûteux de produits d’entretien, la hausse de la consommation énergétique, les risques de fuite, l’irritation des peaux sensibles... De plus, les solutions individuelles pour lutter contre le calcaire sont souvent peu efficaces.

La solution mise en place par le SMG SEVESC : l'adoucissement collectif

L’eau de l’ouest parisien est très chargée en calcaire, cela est dû aux couches géologiques traversées par l’eau. Vieillissement prématuré des appareils électroménagers, surconsommations énergétiques, assèchement de la peau, traces et dépôts de tartre sur la robinetterie… Même si le calcaire n’a pas d’impact sur la santé, les désagréments liés à celui-ci pour les usages domestiques de l’eau sont nombreux. 74% des consommateurs d’eau déclarent combattre le calcaire chez eux et le considèrent comme nuisible (Étude Lyonnaise des Eaux - CSA 2007). Les dépenses engendrées par le calcaire dans l’eau atteignent en moyenne 150 euros/an et par foyer pour une consommation annuelle de 120 m3 d’eau. Une eau calcaire a également un impact plus global sur le réseau de distribution d’eau, du fait du colmatage des canalisations.

Pour réduire ces nuisances et surcoûts, 88% des consommateurs de l’ouest parisien se sont déclarés favorables à une solution d’adoucissement collectif de l’eau (Etude BVA group, 2013).

Face à ce constat, le SMGSEVESC a décidé, lors du renouvellement du contrat de délégation de service public de l’eau avec la SEOP fin 2014, d’intégrer une unité de décarbonatation collective à l’usine de traitement de Louveciennes afin d’apporter une eau adoucie à l’ensemble de ses administrés à compter de mi-février 2017.

Retrouvez toutes les informations sur la décarbonatation sur le www.moneauadoucie-smgsevesc.fr.

Le procédé de décarbonatation

La solution retenue est celle d’une décarbonatation par décantation, grâce au procédé DENSADEG® développé par SUEZ.

Installés sur l’usine, deux décanteurs peuvent traiter jusqu'à 105 000 m3 d’eau par jour. En augmentant le pH de l’eau avec un réactif alcalin -en l’occurrence ici la soude- le calcaire dissous dans l’eau se matérialise et décante. L’eau claire, moins riche en calcaire, est alors récupérée en partie supérieure pour être filtrée.

Les points clés

  • type de traitement : décarbonatation à la soude
  • débit / jour de l'installation : 105 000 m³
    • eau brute : TH = 31,5°F (en moyenne annuelle)
    • eau traitée : TH = 20°F (en moyenne annuelle)
  • montant de l'investissement : 12 millions € HT

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